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samedi 18 juin 2016

Retour sur la marche pour la Fermeture des Abattoirs

 

C'était aujourd'hui la marche pour la Fermeture des Abattoirs.

 

Les participants avaient rendez-vous au carré Saint-Louis en début d'après-midi.

 

Avant le départ de la marche, nous avons pu entendre des orateurs tels que Martin Gibert, l'auteur de Voir son steak comme un animal mort.

 

C'était la première fois que je participais à l'édition montréalaise de cette marche, qui a lieu un peu partout dans le monde.

 

J'ai vraiment été surprise par le grand nombre de participants.


 

J'ai bien l'intention d'y participer de nouveau en 2017.

 

Après, j'ai mangé et bu à la Panthère Verte.

 

Et j'ai vu un beau char.


 

Avez-vous participé à la marche?



Aussi, je suis maintenant sur Instagram.


dimanche 12 octobre 2014

Manifestation pour réclamer le changement du statut juridique des animaux au Québec

  
  
Les animaux ne sont pas des choses
  
  
  
  
  
  

Pour lire le manifeste et ajouter votre signature, rendez-vous au :
http://lesanimauxnesontpasdeschoses.ca/

dimanche 24 août 2014

Manifestation contre l'élevage de renards et de visons de Saint-Jude

Samedi dernier avait lieu une manifestation contre l'élevage de renards et de visons de Saint-Jude, un village à proximité de Saint-Hyacinthe. Il y a une dizaine de jours, la SPCA a dénoncé cet élevage où des cas de maltraitance ont été observés. Les renards qui y vivent souffrent de divers maux, dont la déshydratation, des fractures aux orteils et aux dents, des saignements internes, des problèmes neurologiques, etc. La SPCA et d'autres organismes de protection animale étaient prêts à saisir les animaux et avaient déjà pris des mesures pour les diriger vers des sanctuaires, mais le gouvernement du Québec en a décidé autrement, préférant laisser les renards et les visons dans cet élevage pour lui laisser la chance de se conformer aux exigences... Difficile de croire qu'une entreprise qui a laissé des animaux vivre dans de telles conditions puisse avoir à cœur le bien-être des animaux. C'est pourquoi nous demandons au gouvernement d'intervenir.

   
 Défence (sic) de passer
   
  
  
   Georges Laraque faisait partie des manifestants
  
   
  
Alex Tyrrell, chef du Parti vert du Québec (à droite)  
   
  
   
    
   
   
   

Que pouvez-vous faire?
Signez la pétition.
Envoyez un message à notre gouvernement.
Venez manifester à Montréal le 28 août et à Québec le 30 août.
Ne portez pas de fourrure.

dimanche 24 mars 2013

Je mange avec ma tête d'Élise Desaulniers

Il y a belle lurette, je m'étais promis, et vous avais annoncé, une critique de Je mange avec ma tête d'Élise Desaulniers, un essai sur les conséquences de nos choix alimentaires paru en 2011 chez Stanké. L'ouvrage s'intéresse plus particulièrement au Québec, présente des données actuelles et nous propose de réfléchir à ce que nous mangeons et aux choix que nous faisons sans toujours offrir de solution toute prête.

Son auteure, Élise Desaulniers, occupe de plus en plus de place dans les médias. J'ai personnellement appris son existence il y a plusieurs années grâce à son excellent blogue Penser avant d'ouvrir la bouche, mais elle blogue aussi sur Voir.ca, elle donne des conférences et des cours sur l'éthique de l'alimentation et on l'entend régulièrement à la radio. C'est la John Robbins du Québec.

Je dirais d'emblée que Je mange avec ma tête est à l'image du blogue Penser avant d'ouvrir la bouche, qui exige une certaine concentration et ne fait pas bon ménage avec la lecture en diagonale. Si Penser avant d'ouvrir la bouche est parfois très cérébral pour qui n'a plus l'habitude des textes argumentatifs ou philosophiques, Je mange avec ma tête est tout de même d'abord plus facile et j'ai rarement eu à relire un paragraphe pour bien saisir le propos. Mais je dois dire que je réfléchis toujours mieux devant un document papier que devant un écran. La prose d'Élise Desaulniers est comme toujours irréprochable et ses arguments sont étayés par de très nombreuses sources présentées en fin de volume. L'auteure ne laisse rien au hasard et si elle émet une opinion, elle l'indique très clairement.


Si Élise Desaulniers est végétalienne depuis quelques années et s'intéresse ici aux questions alimentaires, elle ne se contente pas pour autant de comparer l'alimentation végétalienne et l'alimentation traditionnelle. Elle aborde la plupart des enjeux actuels, que ce soit les fermes industrielles, les organismes génétiquement modifiés, les pesticides, la pollution, le gaspillage alimentaire, le commerce équitable, la consommation d'aliments cultivés et produits localement, les aliments biologiques et la santé.

Son approche cartésienne m'a plu et plaira sans doute aux gens qui redoutent un peu de lire un ouvrage qui touche de telles questions. L'auteure fait preuve d'une grande objectivité et fait beaucoup plus appel au sens critique qu'aux émotions. Les questions de souffrance animale ne sont certes pas écartées, mais elles sont abordées autrement. Il n'est pas question ici, comme dans le film Terriens, de nous faire vivre les mêmes émotions que celles suscitées par les séquences vidéo où l'on voit des animaux en piètre état qui sont visiblement en détresse. Ce dernier type de documents peut être révélateur pour bien des gens et le traumatisme qu'il engendre facilite grandement la transition vers un régime végétalien (ou rend carrément même impossible le retour à une alimentation traditionnelle), mais je crois qu'il éloigne aussi des gens qui souhaitent s'informer sans se faire assaillir par de telles horreurs.

Je suis végétalienne depuis plus de dix ans et j'ai lu bon nombre d'ouvrages sur l'alimentation végétalienne et l'éthique animale, mais cette lecture a rafraîchi mes connaissances en plus de m'apprendre un nombre incalculable de choses.

Saviez-vous que c'est en raison de l'ajout de vitamines A et D à l'alimentation des poulets que les éleveurs ont pu choisir de les priver du soleil et de l'extérieur? Que le boeuf haché, c'est généralement de la vache hachée? Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, l'expression « boeuf haché » me fait spontanément penser à de la nourriture, alors que l'expression « vache hachée » me fait penser à un animal dans une scène apocalyptique.

Les progrès scientifiques et l'industrialisation ont aussi permis de faire une sélection génétique chez les animaux. Ainsi, les poules pondeuses répondent à certains critères. Comme les poules ne vivent pas éternellement, les éleveurs leur font faire des petits : les poulettes deviendront à leur tour des poules pondeuses, tandis que les poulets, eux, ne pourront évidemment pas pondre d’œufs sans non plus pouvoir devenir des poulets à chair, car ils ne répondent pas aux critères de l'industrie. En effet, les poules pondeuses et les poulets à chair appartiennent bien à la même espèce, mais ils ne sont pas issus de la même sélection génétique. Lorsque vous achetez des œufs, la poule qui vous l'a pondu n'a pas été abattue, mais ses poulets, eux, si. En fait, ils ne bénéficient même pas d'un traitement de faveur pour « enlever » leur souffrance avec un pistolet à percuteur lorsqu'on les tue : règle générale, ils sont littéralement broyés vivants.

Je cite Élise Desaulniers sur la sélection génétique : 

[…] Presque tous les animaux d'élevage sont voués à souffrir du simple fait de leur constitution : structure osseuse trop faible, difficultés à se déplacer, problèmes cardiaques. C'est un peu comme si l'on avait donné naissance à des personnes handicapées de façon volontaire et programmée. En fait, ces animaux, souvent incapables de se reproduire naturellement, peuvent difficilement vivre plus vieux que l'âge auquel on a prévu de les tuer. […] Mais le fait qu'ils soient plus « artificiels » que « naturels » ne doit pas nous faire oublier que leur souffrance, elle, est bien réelle.


Comme je l'ai mentionné, Élise Desaulniers donne une très bonne vue d'ensemble de tout ce que l'on retrouve dans nos assiettes. Aussi consacre-t-elle un chapitre fort instructif aux poissons. Elle passe en revue la pêche en mer (surpêche, chalutage, prises accessoires, etc.) et s'intéresse aux poissons d'élevage. Je ne savais pas que bien souvent, le saumon de l'Atlantique, c'était du saumon que l'homme place en mer (en fait, dans des cages et des filets)... on est loin aussi du saumon qui mène sa vie comme il l'entend jusqu'à ce qu'un pêcheur l'attrape.

J'ai aussi appris que l'aquaculture était très polluante :

Trois saumons [en aquaculture] produisent autant de déchets qu'un être humain.


Sur les prises accessoires :

Lorsque l'on achète un kilo de crevettes au supermarché, c'est [...] au moins cinq kilos d'animaux marins gaspillés qu'il faut ajouter sur la balance!


L'auteure s'étend longuement sur le concept de douleur (chez les poissons, notamment) et réfute, avec une approche philosophique, dix arguments qu'on entend souvent pour justifier la consommation de viande.

Si Élise Desaulniers se penche sur le cas du Québec, elle ne manque pas de comparer nos progrès à ceux d'autres pays. C'est une bonne façon de voir si certains objectifs sont réalistes ou non. Par exemple, dans certains pays d'Europe, la castration des porcs doit nécessairement se faire sous anesthésie. À quand une telle mesure chez nous?

Si vous suivez un tant soit peu Élise Desaulniers, vous n'êtes pas sans savoir qu'elle a fait paraître un deuxième ouvrage la semaine dernière : Vache à lait. Je ne me le suis pas encore procuré, mais cela ne saurait tarder. On en parle ici, ici, ici et ici, notamment.

Je mange avec ma tête est à mon avis un incontournable pour ceux qui ne connaissent pas bien l'envers de leur assiette... et croyez-moi, on n'en sait jamais assez. On y trouve une mine de renseignements et de pistes de réflexion qui sauront stimuler vos neurones. C'est pourquoi je vous recommande chaudement d'aller en chercher un exemplaire en librairie.

J'avais également envie de faire tirer un exemplaire de Je mange avec ma tête sur Vegan à Montréal, alors j'ai profité de ma visite de l'EXPO Manger Santé et Vivre Vert pour acheter un exemplaire signé des mains mêmes d'Élise Desaulniers. Vous voulez courir la chance de le gagner? Inscrivez-vous au concours! Vous avez jusqu'au 4 avril 2013 pour participer et le concours est réservé aux personnes qui ont une adresse au Canada.  J'annoncerai la personne gagnante le 6 avril 2013.

Pour participer, vous n’avez qu’à laisser un commentaire sous cet article. De plus, vous aurez droit à une participation supplémentaire si vous mentionnez ce concours sur votre blogue, votre compte Facebook ou Twitter. Le cas échéant, laissez un autre commentaire pour me dire que vous avez parlé du concours. Et si votre commentaire n’est pas lié à une adresse de courriel (par exemple un compte Blogger ou WordPress), veuillez indiquer vos coordonnées dans les commentaires afin que je puisse vous joindre, ou encore revenez sur Vegan à Montréal le 6 avril pour savoir si vous avez gagné.

Bonne chance à tous!

mercredi 7 septembre 2011

Elephant Nature Park

 

Les éléphants sont une grande attraction touristique en Thaïlande. Rares sont les touristes qui ne font pas une balade à dos d'éléphant durant leur séjour ou qui ne voient pas de spectacles mettant en scène des éléphants dressés. Certains visitent également des sanctuaires.
 
S'il y a quand même un certain nombre de sanctuaires, peu d'entre eux s'occupent vraiment à fond des éléphants. En effet, dans certains sanctuaires, on montre encore des tours aux éléphants ou on permet aux touristes de faire des balades sur leur dos. Le Elephant Nature Park, près de Chiang Mai, est une exception.

Le parc a été fondé dans les années 1990 par Sangduen Chailert, surnommée Lek, afin de recueillir les éléphants qui ont été abandonnés parce qu'ils étaient malades, inutiles ou encore trop vieux pour faire le travail qu'ils accomplissaient auparavant. Certains éléphants travaillaient dans la forêt, dans les cirques ou dans les centres pour touristes. D'autres encore sillonnaient les rues des villes avec leur maître et quêtaient de l'argent dans des conditions inhumaines (manque de nourriture, manque d'eau, bruits, pollution, stress, etc.). Les employés du Elephant Nature Park et les écotouristes prennent soin des éléphants en tentant de les laisser le plus libre possible. Il n'est pas question ici de permettre aux gens de monter les éléphants.


Je voulais absolument faire une excursion d'une journée dans le parc malgré le coût assez élevé. Après tout, tous les profits sont versés au parc et non aux propriétaires. Nous partons de Chiang Mai vers 8 heures et nous arrivons au parc après environ 90 minutes de route, le temps de regarder quelques vidéos qui présentent le parc et parlent des éléphants. Le guide qui s'occupe de notre groupe d'une dizaine de personnes est très informé, et on voit que les éléphants lui tiennent à coeur.


Le parc compte 35 éléphants, dont deux bébés et deux mâles. La gestation dure de 18 à 24 mois et les éléphanteaux sont allaités durant les trois premières années de leur vie. Ils atteignent la puberté entre 10 et 13 ans et leur espérance de vie est de 80 ans.

Deux adultes et un bébé

Si certains éléphants du parc sont en santé, ce n'est pas le cas de tous. Certains éléphants du centre sont aveugles parce que leurs anciens maîtres leur ont crevé les yeux. Ils ont ensuite été abandonnés, car ils ne pouvaient plus faire leur travail. Et c'est sans compter tous ceux qu'on droguait afin qu'ils puissent travailler nuit et jour. D'autres éléphants sont estropiés parce qu'ils ont marché sur une mine antipersonnelle. Une éléphante travaillait dans l'industrie du spectacle et encore aujourd'hui, elle garde le tic de se faire balancer la tête de haut en bas.

L'histoire de Medo, l'éléphante la plus mal en point, est d'une tristesse indicible. Elle a commencé à travailler à 8 ans dans l'industrie de l'exploitation forestière et quelques années plus tard, un gros tronc d'arbre a fracturé sa cheville. Son maître a alors décidé de la faire engrosser afin de gagner des sous. Il a mis des chaînes sur les quatre pattes de Medo et un énorme éléphant l'a montée, mais au lieu de simplement l'engrosser, il l'a attaquée et personne n'a osé intervenir. Elle a failli mourir et sa colonne vertébrale a été disloquée. Son maître ne savait plus quoi faire d'elle et il l'a gardée cachée pendant une quinzaine d'années. Évidemment, aucun camp pour touristes n'aurait accepté de présenter un éléphant si abusé... des commentaires auraient immédiatement fusé. Son maître l'a finalement ramenée dans la forêt pour transporter des arbres, et c'est là que des responsables du camp l'ont vue et ont amassé le financement nécessaire pour l'acheter et l'amener au parc où elle mène une vie plus facile. On ne peut pas la rater lorsqu'on visite le camp... sa démarche brise le cœur.

Deux éléphants - Medo est à droite

De la nourriture

Tout au long de la journée, on peut nourrir les éléphants en leur tendant de la nourriture qu'ils prennent avec leur trompe. C'est fou à quel point ils sont agiles. Une immense salle du parc est remplie de fruits et légumes. Les éléphants mangent énormément.

Une panoplie de courges que les éléphants mangent entières

Si le parc héberge principalement des éléphants, on y retrouve plusieurs chats et chiens abandonnés, dont plusieurs n'ont que trois pattes.

Un chat du parc

Il y a également un troupeau de buffles d'Asie dans le parc.


Savez-vous ce que représente la photo ci-dessous?


C'est... une dent d'éléphant!

À midi, tous les pensionnaires et les visiteurs vont se servir au buffet. C'était sans doute l'un des meilleurs repas que j'ai mangés en Thaïlande, et plus de 85 % des plats étaient végétaliens.


Plus tard en après-midi, les éléphants se rendent à la rivière - ils adorent l'eau -, et nous avons la possibilité de les asperger avec des sceaux. C'est assez amusant!


Si vous voyagez en Thaïlande à l'avenir, ne manquez pas de visiter ce parc. Vous pouvez également faire des dons et parrainer un éléphant. Pour en savoir plus et vous tenir au courant de l'actualité du parc, visitez le site Web à l'adresse suivante :

dimanche 19 juin 2011

Autre manifestation contre le Berger Blanc


La campagne contre le Berger Blanc menée par la SPA Canada se poursuivait hier par une autre manifestation devant l'Hôtel de Ville de Montréal.

En voici quelques photos :



 
Patricia Tulasne qui s'adresse aux manifestants



Une grande marche est prévue pour le mois de septembre. Soyez-y!

Plus d'info à : http://www.bergerblanccruaute.com/