jeudi 16 janvier 2014

Won ton au brocoli chinois dans un bouillon au gingembre et au soya

Jessica de Destination Santé a mis en évidence une recette qui me faisait de l’œil depuis que je possédais Vegan Yum Yum, soit les won ton au brocoli chinois dans un bouillon au gingembre et au soya (Chinese Broccoli Wontons in a Ginger-Soy Broth). Il n'y avait qu'un problème : je ne trouvais pas de pâte à won ton végétalienne. J'ai fini par abdiquer et choisir de la pâte à dumplings. Ce n'est peut-être pas tout à fait pareil, mais pour moi, ça fait très bien l'affaire au bout du compte.

  

C'était la première fois que je faisais des won ton et je doutais du résultat final; je ne suis pas très habile de mes mains, et comme les won ton sont délicates, je craignais qu'elles se déchirent. En fait, j'avais fait des dumplings auparavant, et pour être honnête avec vous, ils faisaient dur! Or, Jessica a précisé dans son billet qu'il était important d'enlever les poches d'air avant de refermer la pâte. Effectivement, ça change tout!

Brocoli chinois

Modifications. J'ai aussi mis plus de brocoli chinois dans le bouillon, car on n'a jamais trop de légumes verts. Et il m'en restait encore beaucoup! Et j'ai bien sûr remplacé la pâte à won ton par de la pâte à dumplings.

Verdict. Coup de foudre. Le gingembre fait le charme de toute cette soupe. Il la rend bien piquante et fait du bien à notre corps. La farce, à base de seitan, de brocoli chinois, de sriracha (j'ai doublé la quantité) et de moutarde de Dijon, est fabuleuse! La moutarde m'a étonnée, mais c'est super dans les won ton. Pour le seitan, j'ai opté pour celui de Végérebelle, que je vous conseille chaudement. À chaque bouchée, les saveurs de la farce explosent en bouche. Miam!

J'ai fait ces won ton deux fois déjà. C'est une recette que je conserverai précieusement.

Avez-vous déjà fait des won ton?

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Un jeune de 13 ans a réalisé un excellent film d'animation sur les cages de gestation des truies... Les truies sont en pâte à modeler, mais ce n'en est pas moins poignant. Vous pouvez le visionner ici (en anglais, mais les images parlent d'elles-mêmes).

mercredi 15 janvier 2014

Quan Bo De

Un nouveau restaurant végétarien a ouvert ses portes au cours de la dernière année... et il n'est pas dans le Plateau, ni même à proximité!!!

Et j'ai nommé Quan Bo De, un restaurant vietnamien sis dans l'arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, à la limite de Rosemont–Petite-Patrie. Vous trouverez plus précisément cet établissement sur la rue Jean-Talon au coin de la 14e Avenue, près du métro Saint-Michel.



L'endroit n'est pas bien grand. On se croirait dans un resto à sushis comme on en trouve un peu partout dans la ville. En plus de manger sur place, vous pouvez commander des plats à emporter, profiter du service de livraison ou choisir vous-même des plats déjà prêts dans le réfrigérateur près de la caisse. 

On nous a accueillis avec une théière de thé bien chaud! Moi qui me plaignais récemment que ça ne se faisait pas dans les restos végé de Montréal, j'avais oublié Quan Bo De!

Quant au menu, il n'est pas bien long, mais plusieurs plats me faisaient de l’œil.

Rouleaux impériaux végétariens  

J'ai eu un peu de difficulté à communiquer avec la propriétaire et son fils. S'ils ne comprenaient pas le terme « végétalien », le mot « vegan » placé dans une phrase en français ne semblait pas plus éclairer leur lanterne. Mais lorsque j'ai opté pour l'anglais, le fils a soudainement bien compris ma question et m'a expliqué que seul le plat de riz concassé contenait des œufs, et que si je commandais un sandwich vietnamien, je n'avais qu'à demander qu'on omette la mayonnaise. 

J'ai commencé le repas par des rouleaux impériaux. Ils étaient excellents et très chauds.

  

Comme plat principal, j'y suis allée pour un mets que je ne connaissais pas du tout : j'ai pris la soupe viet piquante végétarienne. C'est une soupe-repas fabuleuse absolument rassasiante. Elle contenait toutes sortes de bonnes choses, dont des nouilles, du tofu et plusieurs fausses viandes succulentes.

C'est la proprio qui fait elle-même au moins une partie des fausses viandes de Quan Bo De, et certaines d'entre elles ne ressemblaient en rien à ce que j'avais goûté auparavant. Ce soir-là, elle était justement en train d'en fabriquer et elle nous y a fait goûter. Elle est bien sympathique. Nous avons quand même pas mal échanger avec elle... et sans problème, malgré la barrière linguistique évoquée plus tôt!

Ma soupe était accompagnée d'une assiette de choux, de carottes, d'herbes et de lime (voir photo ci-dessous). Je n'avais jamais mangé de soupe vietnamienne au restaurant, alors je ne savais pas trop comment procéder. J'ai mis tous les légumes dans ma soupe et j'ai pressé le quartier de lime pour en extraire le jus. Est-ce bien ce qu'il fallait faire? Toujours est-il que cette soupe est démente. Je me pâmais à chaque bouchée tellement c'était bon. Vous DEVEZ l'essayer.

   

J'ai très hâte de retourner chez Quan Bo De. Je veux absolument goûter aux sandwichs vietnamiens et à la soupe pho... mais saurais-je résister à l'appel de la soupe viet piquante? Histoire à suivre...

Êtes-vous allés manger chez Quan Bo De depuis son ouverture à l'été 2013?

  

Quan Bo De
3436, rue Jean-Talon Est
514-722-8228
Montréal

mardi 14 janvier 2014

Lentilles en sauce au berbéré (Yemiser w'et)

Je vous avertis : je n'ai pas fini de vous rebattre les oreilles avec Vegan Eats World de Terry Hope Romero. J'aime ce livre d'amour, rien de moins.

Je prends quelques instants aujourd'hui pour vous parler du dernier plat éthiopien testé dans cet ouvrage : les lentilles en sauce au berbéré (Saucy Berbere Lentils) ou yemiser w'et.

 

S'il vous arrive de vous réprimander parce que vous ne mangez pas suffisamment de lentilles ou si vous manquez d'inspiration, ces lentilles sont pour vous. Je vous garantis que vous devrez faire preuve d'une grande discipline pour ne pas vous resservir.

Il faut faire revenir un oignon rouge et de l'ail dans du beurre végétal magique (le niter kebbeh, bien sûr), ajouter du berbéré et d'autres assaisonnements et enfin incorporer des lentilles et des tomates. Bonjour bonheur.

 

Pour le service, c'est comme vous voulez. Vous pouvez bien sûr manger les lentilles avec du riz ou des pommes de terre pilées et une salade. Mais si vous avez du temps devant vous, faites comme moi et préparez en plus des crêpes éthiopiennes et des légumes verts feuillus en sauce au berbéré, et ajoutez une bonne quantité de crème sure si vous en avez qui traîne au frigo.

Il va sans dire que je conserverai cette recette précieusement. Si vous n'avez pas encore Vegan Eats World, vous trouverez la recette ici (en anglais). Terry propose aussi une version aux lentilles rouges que je ne tarderai pas à essayer. Comme les lentilles rouges se réduisent en purée lors de la cuisson, le résultat sera différent.

lundi 13 janvier 2014

Watertown (MA) : Red Lentil

Ce lundi, je vous invite à Watertown, dans le Grand Boston, pour bruncher au restaurant végétarien Red Lentil.

À ma grande surprise, et malgré le fait que je sois arrivée relativement tôt, le restaurant était plein. J'ai attendu une table 25 minutes. 

Une murale de coupures de presse et de prix qui augure bien
Cliquez sur la photo pour consulter les spéciaux du jour  

Le soleil dardait ses rayons sur moi et j'avais chaud, alors j'ai opté pour un café glacé.

   

Il n'était pas extraordinaire, mais avec un sachet de sucre, c'était très bon.

   Savez-vous si certains restos de Montréal proposent des sachets de sucre équitable à leurs clients?

J'ai choisi le Omelet Special en version végétalienne. J'avais vraiment très hâte de voir mon omelette, car je n'en avais encore jamais mangé ailleurs que chez moi ou chez mon père.

  

Déception : l'omelette, c'est du tofu brouillé! J'ai d'abord cru qu'on s'était trompé dans ma commande, mais on m'a confirmé que l'omelette végétalienne était en fait brouillée. Et j'avais mangé du tofu brouillé la veille.

En dépit du nom trompeur, mon brunch était excellent. Le tofu brouillé ressemble beaucoup à celui que je fais à la maison du point de vue des épices et de l'exécution, mais ils y ajoutent des légumes intéressants comme du bok choy et du Daiya. Il est toutefois un peu trop huileux, mais tout de même moins que celui de la veille, dont je vous parlerai une prochaine fois.

Il y avait aussi un mélange de pommes de terre ordinaires, de pommes de terre bleues, de patates douces et d'oignons que j'ai bien apprécié. Le pain était également bon, mais peut-être un peu trop beurré.

Red Lentil
600, rue Mount Auburn 
Watertown (dans le Grand Boston)
617-972-9188

Site Web : http://theredlentil.com/

Heures d'ouverture
Lundi au jeudi : 11 h à 21 h 30
Vendredi : 11 h à 22 h
Samedi : 9 h à 22 h
Dimanche : 9 h à 15 h et 17 h à 21 h 30

***

   

Ce ne fut pas une mince affaire de me rendre jusqu'à Watertown pour manger chez Red Lentil.

J'avais noté le chemin avant de partir de chez moi (merci Google Maps) et une fois sur place, j'avais photographié des cartes dans le métro, mais c'est à peu près tout. C'est trop éloigné des attractions touristiques pour que je trouve des cartes à photocopier dans les guides de voyage de la bibliothèque.

J'ai donc pris une navette jusqu'au métro, puis changé une ou deux fois de lignes avant de sortir à Harvard Square, où j'ai dû me renseigner pour trouver l'arrêt de l'autobus que je devais prendre.

Harvard Square

Puis, je suis sortie de l'autobus au mauvais endroit... c'était la bonne adresse et la bonne rue, mais pas la bonne ville! Heureusement, je me suis douté de ma méprise et lorsqu'un autre autobus est passé une dizaine de minutes plus tard, je l'ai pris jusqu'à ce que j'arrive à bon port. C'est dans ce genre de situation que j'aimerais avoir un cellulaire — ou son GPS. Le retour vers le centre de Boston s'est heureusement bien passé même s'il a fallu que je me reseigne (j'aurais dû amputer mon programme de la journée si j'étais revenue sur mes pas). 

Je n'ai encore jamais vu de distributeurs de ce genre de documentation à Montréal
  Vous préférez les fleurs ou le chou vert frisé (kale)?
L'automne!

jeudi 9 janvier 2014

Pâté photon

Plat en vedette : Le pâté photon du livre Crudessence (page 91).

  

Le livre Crudessence regorge de bonnes recettes. Dans ce pâté, on retrouve des graines de tournesol, des noix de Grenoble, des algues (du petit goémon), du céleri, de l'aneth frais et d'autres assaisonnements.

Mais avant toute chose, il faut préparer la « Mayonnaise » dont je vous ai parlé l'automne dernier. Cela dit, j'ai déjà fait le pâté en utilisant de la mayonnaise végétale ordinaire, et c'était tout aussi bon, voire meilleur. Et c'est sans compter les économies réalisées en n'achetant pas de noix de cajou crues et, surtout, pas de noix de macadamia crues, qui coûtent la peau des fesses.

Si vous possédez un exemplaire de Crudessence, je vous recommande chaudement ce délicieux pâté. C'était ma recette préférée de fauxthon maison... jusqu'à ce que j'en essaie une à base de fruit du jacquier qui se rapproche davantage du produit original. N'empêche que le pâté photon de Crudessence vaut amplement le détour.

Est-ce que certains d'entre vous se sont procurés les derniers-nés de Mathieu Gallant et David Côté, soit Les soupes de Crudessence et Les desserts de Crudessence? Je serais tentée de les acheter, car leurs livres sont magnifiques et leurs plats, délicieux. Toutefois, étant donné que je n'ai pas encore essayé le dixième des recettes de leur premier livre, ça attendra.

lundi 6 janvier 2014

Boston : My Thai Vegan Café

Pour cette troisième édition des Lundis à Boston, je vous emmène chez My Thai Vegan Café, le seul établissement entièrement végétalien au centre-ville de Boston. En effet, si on compte un bon nombre d’établissements végé dans le Grand Boston, il faut sortir du cœur même du centre-ville pour les trouver, à moins de se diriger vers le quartier chinois.

My Thai Vegan Café est situé au deuxième étage d'un édifice et l'endroit ne paie pas de mine, en particulier la cage d'escalier. Heureusement, la salle à manger est belle (ou du moins très acceptable), c'est grand et de grandes baies vitrées permettent d'observer les passants. Il y a aussi un nombre incroyable de plantes qui insufflent de la vie à l'établissement.

J'ai commandé peu parce que je ne me sentais pas en grande forme; ma visite matinale à la brasserie Samuel Adams avait contrarié mon estomac.

J'ai commencé par un café vietnamien, pensant me faire du bien. Oh que non! Si le café était correct, sans plus, le lait de coco et le sucre que j'y ai ajoutés l'ont tout à fait gâché. Je n'avais jamais bu de café vietnamien et je me demandais ce que c'était, mais l'expérience n'a pas été concluante.

Triangles dorés  (6,50 $)

J'ai ensuite mangé des triangles dorés avec une sauce à l'arachide. C'était très bon, même si j'avais l'impression de manger de la friture à l'état pur. Ça me plaît personnellement; l'estomac, lui, aurait certainement préféré autre chose. Les triangles sont farcis, mais on décèle à peine la farce. C'est une excellente entrée à partager. Par contre, pour une personne seule, ce n'est pas l'idéal.

Soupe Tom Woonsen (3,25 $)

La soupe Tom Woonsen qui a suivi était vraiment bonne et les végé-crevettes m'ont beaucoup plu.

   

En résumé, je retournerais au My Thai Vegan Café si j'étais à proximité et dans de meilleures dispositions. Il y a une foule de plats à essayer, et j'ai entendu dire que les gâteaux valaient le détour.

My Thai Vegan Café
3, rue Beach 
Boston
617-451-2395

Ouvert tous les jours pour le dîner et le souper.

***

Je n'ai pas été impressionnée par le quartier chinois, qui n'a rien de remarquable. Je préfère nettement le tout petit quartier chinois de Montréal ou ceux, plus grands, de Vancouver ou New York. Voici tout de même deux photos que j'aime bien.

Quartier chinois
Quartier chinois

Comme je ne connaissais pas Boston avant d’y mettre les pieds, j’ai tenté de faire le tour des activités gratuites les plus populaires. Souvent, on nous propose des visites autoguidées dans des parcs, des quartiers typiques, etc., ce qui permet de sentir le pouls de la ville sans gruger son budget. 

   

Cela dit, lorsqu’on voyage et que le mercure avoisine le zéro, on a parfois envie de se réchauffer. J’ai donc été ravie d’apprendre que la brasserie Samuel Adams faisait visiter gratuitement sa brasserie d’origine — qui sert aujourd'hui de centre de recherche. Je n’avais encore jamais visité de brasserie et j’avais très envie d'en apprendre plus sur le processus de fabrication commerciale de la bière. J’y suis allée un jour férié et je craignais la cohue, mais finalement, nous n’étions qu’une quinzaine de personnes à l’heure où j’y suis allée. Vive la saison morte.

   

Notre guide était intéressant et drôle et j’ai grandement apprécié l'expérience. Entre autres, on nous a fait goûter à de l’orge qui avait subi différents processus de torréfaction et on nous a aidés à différencier les arômes. On a pu aussi toucher de nos mains des cônes de houblon, qui laissent les mains bien collantes.

Les boules vertes suspendues au plafond représentent des cônes de houblon   

Je crois bien que je n'avais jamais bu de bière Samuel Adams auparavant. Je ne savais même pas de quel type de bière il s'agissait : si ça goûtait la bière ordinaire ou la bière de microbrasserie. Eh bien, toutes les bières auxquelles j'ai goûté étaient excellentes et je vais certainement me renseigner pour savoir si je peux en trouver à Montréal. Nous avons eu droit à un nombre impressionnant de dégustations. Tellement que j'ai fini par cesser de boire. Mon estomac n'appréciait pas la bière tout de suite après le déjeuner et je voulais continuer à visiter la ville. Je vous recommande donc de visiter la brasserie lorsque vous séjournerez à Boston, mais allez-y plus tard en journée. Vous pourrez même garder votre verre en souvenir.

Swap culinaire international

Vous vous rappelez ma toute première participation au Swap culinaire international organisé par Kurt d'Un Pas sur Un autre? J'avais bien aimé l'expérience, c'est pourquoi j'ai récidivé à l'édition suivante.

Je trouve que le tirage au sort a bien fait les choses. La dernière fois, j'avais fait parvenir un colis en France à Galou de Once Upon A Cook. Eh bien, c'était cette fois-ci au tour de Galou de m'envoyer des produits typiques de chez elle. Elle a su dénicher des produits de son coin de pays tout à fait dans mes cordes : un pot de confiture de fraises au cognac, un pot de tartinade de Mogettes, de la fleur de sel de l'île de Ré, deux fiches recettes, une bouteille de sirop de sureau, des haricots secs, des bombes fleuries, un bibelot de chat et un verre de jus de pommes naturel.

   

Malheureusement, il y a eu un souci durant le transport ou lors du passage à la douane. La bouteille de sirop de sureau s'est cassée et un éclat de verre a perforé le couvercle du jus de pommes. Et le liquide qui s'est répandu à l'intérieur du colis a imbibé le sac de papier où se trouvaient les haricots. J'ai envisagé un instant de conserver les haricots, mais comme ils faisaient vraisemblablement trempette depuis plus de quelques heures, je les ai mis au compost. Même si j'aurais bien aimé déguster ces produits, ce sont des choses qui arrivent, et le simple fait de savoir que tous ces produits géniaux m'étaient destinés me réjouit. Je me suis même permis de prendre une gorgée du jus de pommes qui restait dans le verre... c'était sublime, mais quand j'ai vu qu'il y avait un début de moisissure sur les parois du contenant, j'ai passé mon tour.

     

La confiture de fraises au cognac, jalousement gardée par monsieur le minet, et les bombes fleuries.

  

J'ai mangé la confiture de fraises au cognac à la cuiller bien sûr, mais aussi tartinée sur du pain avec du beurre végétal. Un délice.

   

Les deux bombes fleuries sont des boules de terre, d'argile et de semences de bleuets, de soucis, de phacélies, de bourraches et de pavots de Californie. Je ne connais pas toutes ces fleurs, mais je suis certaine que ça donne des résultats extraordinaires.

  

Comme les boules étaient légèrement mouillées à la suite du dégât, j'ai décidé de les mettre tout de suite en terre chez moi. Les pousses n'ont pas tardé à pointer leur tête et elles ont maintenant plus d'une dizaine de centimètres de hauteur. Compte tenu du faible nombre d'heures d'ensoleillement de l'hiver et de ma cuisine plutôt froide, je ne crois pas pouvoir me rendre jusqu'aux fleurs, mais je croise les doigts. Peut-être aurai-je même le bonheur de les transplanter dans mon jardin communautaire à la fin du printemps.

  

Un super lunch avec potage, concombre à la fleur de sel et pita à la tartinade de mogettes.

  

Les fiches recettes que chaque participant doit inclure dans son colis sont un aspect du swap qui me plaît énormément. Je vois ces recettes comme des devoirs imposés, mais celles qui m'ont été offertes jusqu'à présent n'ont rien d'une corvée. Elles sortent de l'ordinaire et font voyager mes papilles. La dernière fois, j'avais réalisé un thé marocain à la menthe, des cigares aux amandes et des briouats aux légumes. J'avais par la même occasion découvert les feuilles de Brick. Cette fois-ci, j'ai eu droit à deux recettes imprimées sur du très joli papier : du chirashi au tofu et des baguettes automnales. De quoi mettre en appétit!



Tout intriguée, j'ai préparé le chirashi au tofu. En gros, c'est un plat traditionnel japonais qui rappelle beaucoup les sushis, mais sans les rouleaux. Ce mets existe depuis des lustres et je ne le savais pas! J'ai bien vu des salades de type sushi ces dernières années, mais je pensais que c'était un dérivé des sushis « américains ». Dans mon chirashi, il y avait du wasabi, du tamari, des tranches de tofu frit, des morceaux d'avocat, des rectangles de nori et du riz avec des assaisonnements à sushi et des graines de sésame. Si mon riz est brun, c'est que j'ai utilisé du sucre de noix de coco. Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre de ce plat. Eh bien, je suis absolument conquise! Quand je fais des sushis, je m'efforce habituellement de faire des rouleaux différents pour varier les saveurs, et la préparation est très longue; ici, comme le convive prépare lui-même ses bouchées, il peut varier les saveurs à sa guise. Et c'est tellement plus simple que de faire des rouleaux! Je trouve aussi que j'abuse moins du tamari de cette façon, alors que lorsque je mange des sushis, je fais constamment trempette dans le tamari. Après avoir pris cette photo, j'ai ajouté du gingembre mariné. Je verrais très bien des bâtonnets de concombre ou de carotte se mêler à la fête. Bref, merci Galou d'avoir ouvert mes yeux sur le chirashi!

   

Quant aux baguettes automnales proposées par Galou, elles étaient tout aussi délicieuses. Ça faisait plusieurs mois que j'avais fait du pain, et c'était peut-être même la première fois que je faisais des baguettes. Je me suis régalée.

Merci Galou pour ton colis! Pour ma part, j'ai envoyé un colis en France à Margaux, du blogue Q-e-zine. Si vous voulez voir les produits que j'ai inclus dans son colis, allez faire un tour sur son blogue aujourd'hui.

Outre Margaux, Galou et Kurt, les autres participants sont :

De la France...
- Praline du blogue Cooking Praline
- Delphine du blogue Ma cuisine sucrée
- Jessica du blogue La Chipie en Cuisine
- Stephanie du blogue Stephaniieluvshopping
- Mélina du blogue Scarolles & Co
- Sylvie du blogue Vanille Bourbon...
- Jennifer du blogue La cuisine de Jenny
- Caroline du blogue Sécotine fait sa maligne
- Cécile du blogue Sweet Kwisine
- Amélie du blogue Cuillère et saladier

De la Belgique...
 - Vanessa du blogue Véganement Vôtre

Et du Québec...
- Simon du blogue Nouveau Vegan
- Johanne du blogue Végé Santé

C'était la troisième édition du Swap culinaire international, un événement trimestriel. Les inscriptions pour la prochaine édition commenceront le lundi 3 mars 2014 sur le site de Kurt. Serez-vous de la partie?