mardi 26 juillet 2016

Tagliatelles au pesto

Il y a un certain temps, j'ai participé à mon premier repas-partage cru. Il avait même une thématique : des plats italiens et des desserts chocolatés. Étant donné que mon répertoire culinaire cru est limité, je me suis tournée vers le livre Crudessence dans lequel j'ai trouvé des tagliatelles au pesto.


Cette recette crue n'est pas compliquée pour deux sous. Ma mandoline et moi ne nous entendons pas très bien, alors j'ai pris l'économe pour faire des nouilles de courgettes. Selon la recette, il faut d'abord passer les courgettes à la mandoline (ou à l'économe) avant de couper chaque grande nouille en nouilles plus petites, mais la tâche m'apparaissait fastidieuse, d'autant plus que je triplais la recette pour le repas-partage. J'ai donc essayé de faire des nouilles en plaçant mon économe dans des angles propices de manière à avoir de fines tranches, et c'était parfait ainsi.

Une fois que c'est fait, on ajoute du pesto, du sel, de l'ail, de l'huile, des olives et des pignons.

Le pesto de pistaches au basilic, même s'il est cru, n'a rien de bien sorcier. Les noix (pistaches et noix de cajou crues) sont trempées, puis passées au robot avec du basilic, de l'ail, de l'huile et du sel. J'aime beaucoup les mets crus en général, et même si ce pesto est excellent, je crois qu'il serait encore meilleur pour les papilles si on faisait rôtir les noix au préalable. Après tout, les noix rôties ont un goût imbattable.


Verdict. À en juger par mes papilles, par les dires d'un omni et par les commentaires reçus au repas-partage, ces tagliatelles sont délicieuses. Êtes-vous envahis par les courgettes cet été? Si oui, ces pâtes sont pour vous! Je referais ces tagliatelles sans hésitation.

Remarque : les courgettes perdent beaucoup d'eau et deviennent très liquides. En fait, mes pâtes baignaient littéralement dans la sauce...une délicieuse sauce, cela va sans dire.

samedi 23 juillet 2016

Se sucrer le bec à Cuba

 La Havane

À Cuba, je m'attendais à me sucrer le bec uniquement avec des fruits et des jus frais additionnés de sucre. À ma grande surprise, j'ai pu trouver des desserts végétaliens dans presque toutes les villes visitées, mais bien sûr pas à tous les coins de rue ni à tous les jours. Qu'on se le dise : Cuba n'est pas le paradis des desserts végétaliens, ni même le septième sous-sol de ce paradis.

La Havane

Plaza Vieja, La Havane

À la Plaza Vieja, la « vieille place », un vendeur itinérant propose des glaces à la noix de coco sans produits laitiers. La glace est servie dans une noix de coco et elle est fabuleuse.

 

J'ai d'abord mangé cette glace dans les jours suivant mon arrivée à Cuba. Puis, la veille de notre retour au Canada, nous étions encore à La Havane. Nous étions pressées par le temps parce que nous avions une réservation au restaurant, mais j'avais une idée fixe : une autre glace à la noix de coco. Nous avons donc marché très rapidement plusieurs kilomètres en priant le bon dieu pour que le vendeur de glace soit encore à la Plaza Vieja. Il y était!

La Plaza Vieja vue du toit de la cámara oscura

Baracoa

 

Baracoa est la capitale du cacao et de la noix de coco.

Cacaoyer

Si vous vous promenez, des vendeurs itinérants vous proposeront des produits à base de cacao (beurre, boule de cacao, chocolat), de noix de coco (huile) et d'aloès et des objets à base de bois de granadillo.

 

Ils vendent aussi des cucuruchos, une spécialité du coin. Il s'agit d'un cornet de noix de coco auquel on ajoute du sucre, des épices et parfois des fruits comme de la goyave. On enveloppe le tout avec une feuille de palmier. Assurez-vous toutefois de demander si le cucurucho qu'on vous propose contient du miel ou non.

 L'intérieur. C'est vraiment sucré!

Cañon de Yumurí près de Baracoa

J'ai acheté des espèces de barres tendres végétaliennes à l'arachide, à la noix de coco et au chocolat.

 

C'était décadent.

Le canyon se jette dans la mer

J'ai aussi trouvé du chocolat noir dans la ville, mais j'ai oublié de prendre une photo.


 Trinidad

 

À Trinidad, j'ai trouvé des sorbets végétaliens.

 

Mes papilles étaient fort contentes de l'expérience.

  

jeudi 21 juillet 2016

Mon jardinet (mi-juillet 2016)

 

Mon jardin est en assez bonne santé cette année grâce à l'ajout de plusieurs poches de compost. En voici quelques photos.

  

J'ai récolté la moitié de mon ail dimanche dernier. On voit ci-dessous environ le quart de mes bulbes. Je les ai cueillis plus tôt en raison de la pluie et je n'ai jamais eu d'aussi beaux et gros bulbes. Ça sent l'ail à plein nez chez moi pendant que les bulbes sèchent.

   

J'ai quand même réussi à oublier deux fleurs d'ail dans mon jardin. Au moins, c'est joli.

 Camomille

Un voisin m'a offert un plant de camomille. Comme j'aime bien en boire de temps en temps, j'ai accepté. J'ai trop fait sécher ma première récolte. Et comme j'avais coupé les tiges et non les fleurs, les fleurs se sont presque toutes transformées en fine poudre lorsque je les ai enlevées des tiges pour les entreposer dans un bocal. Je m'y prendrai mieux la prochaine fois.

Chou vert frisé Lacinato acheté au Jardin Mil'herbes au marché Jean-Talon

Ce que j'aime du chou vert frisé, c'est que je peux le laisser pousser pendant que je suis occupée à manger et cuisiner les autres verdures du jardin.

Mes fidèles tomates noires de Crimée

J'ai déjà eu trois grosses tomates. Elles étaient bonnes! Comme d'habitude, j'ai acheté ce plant aux Artisans de l'Aube. C'est la même entreprise qui m'a fourni toutes mes tomates, mon plant de sauge et mes brocolis.

Un autre incontournable dans mon jardin : les tomates Sweetie
Tomates Poire jaune

C'est la première fois que je plante ces tomates. J'en ai mangé quelques-unes jusqu'à présent et je crois qu'elles deviendront aussi un incontournable. Leur forme et leur couleur sont jolies, mais surtout, j'aime beaucoup leur goût doux et sucré.

 Sauge

Je n'ai habituellement pas de succès avec ma sauge, mais ce plant-ci est en bonne santé. Alors, je garde espoir et j'en ajoute à mes bouillons d'épices maison.

 

Je n'avais pas prévu de brocolis cette année, mais il y a eu une erreur dans ma commande. Je n'ai pas eu de chou vert frisé ni de plant d'arachides, alors que j'ai eu trois plants de brocoli que je n'avais pas commandés. Les brocolis étaient toutefois les bienvenus et je les ai déjà récoltés. Je m'y suis même pris un peu tard, car les fleurs étaient sur le point d'éclore.

Comment va votre jardin?

samedi 16 juillet 2016

Déjeuner à Cuba

Cette année, j'ai eu la chance d'aller passer quelques semaines à Cuba. Comme d'habitude lorsque je fais un voyage, j'essaie de documenter ce que je mange au quotidien afin de guider ceux et celles qui aimeraient savoir à quoi s'attendre côté bouffe.


Au cours des prochaines semaines, je propose donc de vous donner chaque samedi un aperçu de ce que j'ai pu me mettre sous la dent et des animaux que j'ai pu observer pendant mon séjour.

 La Havane

Je commence par le commencement : les déjeuners.

La plupart des gens qui visitent Cuba et qui évitent les centres de villégiature dorment dans des casas particulares ou maisons privées. Il y en a beaucoup sur l'île et elles sont faciles à repérer, car les Cubains qui ont un permis du gouvernement leur permettant de louer une chambre accrochent une enseigne en face de leur demeure. Je me demandais si ce serait comme dormir « chez l'habitant », mais dans les huit casas où je suis allée pendant mon voyage, je n'ai jamais eu l'impression d'être dans les affaires des autres. C'était plutôt comme des gîtes touristiques ou bed and breakfast.

 Le salon d'une casa dans la Vielle Havane

Nous avions toujours une salle de bains privée. Nous étions deux et chaque nuitée coûtait de 20 à 30 CUC (1 CUC = 1 $ US), soit une dizaine de dollars chacune.

Mon premier déjeuner en sol cubain

La majorité des casas proposaient le déjeuner pour quelques CUC par personne. Les déjeuners sont excessivement copieux, mais quand on est végétalien, on a seulement droit à des fruits frais, à du jus frais, à du café noir (et du sucre) de même qu'à des petits pains et de la confiture (généralement à la goyave). La confiture ou marmelada était excellente, mais elle me faisait plutôt penser à de la pâte de fruits. Juste avant mon départ, j'avais lu que les pains cubains étaient traditionnellement faits avec du saindoux et j'ai légèrement paniqué à l'idée de devoir me passer de pain pendant trois semaines. Or, chaque fois que j'ai posé la question, on m'a dit que les pains étaient à base de graisse végétale. Et j'en mangeais.

J'ai pris le déjeuner de la casa les deux premiers matins où j'étais à La Havane, mais par la suite, je me suis généralement organisée autrement. J'avais apporté quelques sachets de flocons d'avoine, des noix et du lait de soja, entre autres choses. Je voulais économiser et avoir quelque chose de plus nutritif.

Un après-midi, nous sommes allées à la Necrópolis de Cristóbal Colón. Ce cimetière de La Havane est aussi beau que le Père-Lachaise, mais les personnes qui y sont enterrées m'étaient beaucoup moins familières.


 
 
 Ibrahim Ferrer : un des seuls visages que je connaissais

À Baracoa, à l'autre bout du pays, ma mère a commandé plusieurs déjeuners à notre casa. Elle me donnait en douce une partie de son gargantuesque déjeuner, et je commandais un café qui me coûtait généralement 1 CUC lorsque nous demandions la note.

 Des petits pains, un thermos de café et du jus frais

Les jus frais étaient presque toujours sensationnels.

Des morceaux de mangue et un fruit exotique dont j'oublie malheureusement le nom
Cabosse (cueillie dans les environs grâce à un ami de l'endroit!), café, banane (achetée la veille) et lait de soya (de Montréal, évidemment... je n'ai vu aucun lait de soya à Cuba)

Le dernier matin, nous étions de retour à La Havane, mais nous n'avions pas le temps de faire grand-chose avant de prendre le taxi pour l'aéroport. Ma mère, avec qui j'ai voyagé, voulait un endroit intéressant pour déjeuner. Ça m'était égal, car le menu était pas mal le même partout pour moi. Ma mère a donc demandé à un Havanais de lui recommander un restaurant. Il nous a parlé d'un endroit où il amenait souvent sa petite amie.

Café, jus frais, ananas, goyave et papaye

Malheureusement, ce resto branché n'avait rien de typique. C'était plutôt le genre d'endroit où la jeunesse dans le vent va se restaurer. Il paraît que la nourriture n'était pas très bonne non plus. Mes fruits goûtaient... les fruits.

***

Comme j'aime partager avec vous des photos de ce que je mange, mais aussi de ce que je vois, voici en terminant quelques photos du Parque Nacional Alejandro de Humbolt près de Baracoa.

 
 
  
 

Y en a-t-il parmi vous qui ont déjà visité Cuba?

vendredi 15 juillet 2016

Café Dei Campi

Le Café Dei Campi a ouvert ses portes l'automne dernier. J'en étais ravie, car c'est le deuxième établissement végétarien le plus près de chez moi. Qui plus est, même si le quartier Rosemont est à deux pas du Plateau, on n'y trouve aucun autre établissement végétarien, exception faite du Petit Marché Végé.

Mais je ne m'attendais pas à ce que la nourriture soit si extraordinaire. Et je pèse mes mots.



J'ai mangé ce délice à deux reprises. Ci-dessus, c'était pour accompagner un concert en plein air d'Ingrid St-Pierre. Est-ce le meilleur biscuit aux pépites de chocolat que j'ai acheté? Probablement. Il est moelleux, fondant, goûteux, parfait.

Les viennoiseries sont toujours végétaliennes au Café Dei Campi. Par contre, certains produits d'épicerie qu'on y vend sont végétariens et non pas végétaliens, vous pouvez mettre du lait de vache dans votre café (ne le faites pas!) et opter pour du fromage de vache dans votre sandwich le midi (vous ne le ferez pas, hein!).

Beigne

J'ai vu cette beauté circuler sur les médias sociaux et j'ai eu la chance de mettre la main sur le dernier exemplaire non réservé la fin de semaine où le Café Dei Campi a mis au menu ce beigne farci aux fraises et à la crème de pistaches. Je me creuse la cervelle pour essayer de trouver un beigne qui aurait été meilleur que ça à Montréal au fil des ans. En vain. Je ne serais pas surprise que cette création se taille une place dans mon palmarès de fin d'année.

   

Un café latte servi avec un petit biscuit et une tartelette aux noix et au caramel. J'ai trouvé tous les cafés plus qu'excellents au Café Dei Campi. Et j'ai mangé cette tartelette à plusieurs reprises... c'est pas ma faute, c'est près de chez moi! La photo ne rend pas justice à cette tartelette débordante de caramel fondant. Si vous aimez les noix et le caramel, vous ne serez pas déçus.

Déjeuner gourmand : café, brioche et cornetto
Pain déjeuner

J'ai trouvé ce pain ordinaire, mais je l'ai mangé sec, sans rien, dans l'autocar.

Quand j'adore déjeuner

Les cornettos (à la fleur d'oranger et au chocolat) sont fabuleux. C'est l'unique endroit où on en trouve à Montréal. En fait, je n'avais jamais mangé de cornetto avant d'aller au Café Dei Campi... je ne savais même pas ce que c'était. J'ai fait réchauffer celui-ci dans mon four grille-pain pendant que je me préparais un café glacé.

Je me suis finalement décidée à essayer les pizzettas, même si je pensais que ce serait ennuyant de commander une pizza sans fromage dans un établissement végétarien.

   

Avoir su que ce serait si bon, j'aurais essayé les petites pizzas avant. C'est sans doute l'une des meilleures pâtes à pizza que j'ai mangées. Elle était croustillante et savoureuse. Quant aux garnitures, chacune était remplie de saveur. Je m'extasie rarement devant une olive, mais les olives sont rôties ici et elles sont fantastiques.

  

J'ai aussi mangé cette pizza en buvant une kombucha pendant que toute ma famille avait commandé des saletés dans une cantine du Bas-du-Fleuve. C'était bien bon.

Le Café Dei Campi est situé en face d'un grand parc qui me semble tout désigné pour pique-niquer, à moins que vous préfériez vous attarder sur place. Vous pourrez y constater que le service à la clientèle est vraiment courtois. On s'y sent bien.

  

Café Dei Campi
1360, boulevard Rosemont
Montréal
514-563-0649


Heures d'ouverture (été 2016)
Le lundi de 8 h à 19 h
Les mardi, jeudi et vendredi de 8 h à 17 h
Les samedi et dimanche de 10 h à 17 h
Fermé le mercredi