dimanche 14 septembre 2014

Lentilles au cari

Je saute la lettre K pour arriver directement à la lettre L, beaucoup plus facile!

J'ai fait les lentilles au cari (Curried Lentils) de The Garden of Vegan, le deuxième opus de Tanya Barnard et Sarah Kramer. Ou plutôt : J'avais prévu préparer la recette pour le souper, mais mon père était moins occupé que moi et c'est lui qui a fait mon travail! J'ai tout de même fait cuire les lentilles, lavé et coupé les pois et haché la coriandre, et fait un peu de vaisselle. L'ingratitude a ses limites.

  

Modifications. J'ai remplacé les pois verts ordinaires par des pois mange-tout coupés en tronçons ou écossés (certains étaient restés vraiment trop longtemps sur le plant pour qu'on les mange tout). Nous avons également ajouté un peu de coriandre moulue aux lentilles et j'ai garni le plat de coriandre vietnamienne, dont le goût est particulier.

Salade d'avocats et oignons verts, haricots jaunes et lentilles au cari sur lit de riz

Verdict. Ce plat pas compliqué est délicieux. J'oublie parfois qu'un plat peut être rapide à réaliser sans pour autant manquer de saveur.

Qui possède un exemplaire de The Garden of Vegan? Le livre en est à sa huitième impression!

vendredi 12 septembre 2014

Des oiseaux au Brésil

Même si je n'ai pas visité l'Amazonie ou le Pantanal, plusieurs animaux ont croisé ma route pendant mon séjour au Brésil. Les créatures ailées ont l'exclusivité pour ce billet.

Rio de Janeiro
Escadaria Selarón

   
   

Rio de Janeiro
Lagoa

  

On se repose et on regarde le Cristo Rendentor au loin
Décollage

Rio de Janeiro
Jardim botânico 

  

Boipeba
Praia de Bainema

  

Bonito et environs
Boca da Onça

 Des cariamas (seriemas en portugais)
  
  

Dans le Mato Grosso do Sul, il y a beaucoup d'oiseaux sauvages dans les champs. Ils portent le nom portugais d'ema. J'avais l'impression que c'était la traduction du mot français « émeu », mais l'ema n'est pas un émeu et se nomme nandou d'Amérique en français. C'est une espèce voisine de l'autruche. Ces gros oiseaux sont impressionants.

 
 


Bonito
En route vers diverses activités aquatiques

  
   

jeudi 11 septembre 2014

Jamhah

L'alphabet me file entre les doigts. Pour la lettre H, j'aurais aimé trouver une recette de hot chicken dans ma bibliothèque, mais aucun de mes livres n'en propose. Je saute également la lettre I pour aller tout de suite à J.

Qui parmi vous a déjà entendu parler de la jamhah? Je ne connaissais pas ce plat jusqu'à ce que mon père en cuisine dans Le bonheur du végétarisme de Danièle Starenkyj, un classique du végétarisme. La première édition date de 1978!

  

Selon les dires de l'auteure, la jamhah est une spécialité arménienne. Mes recherches en ligne pour en savoir plus sur ce plat ou pour vérifier son existence se sont avérées vaines. Y a-t-il des Arméniens à l'écoute qui pourraient confirmer l'existence de ce plat dans leur gastronomie?

Toujours est-il que ce mets est simple et rapide à préparer en plus d'être savoureux. Mon père l'a préparé maintes et maintes fois, mais c'était la première fois que je le concoctais. On fait d'abord sauter des oignons et des carottes râpées dans l'huile. Les carottes deviennent ainsi très tendres et parfument le plat de façon très agréable. Dans un autre chaudron, on fait revenir et mijoter des poivrons verts, de l'ail et une aubergine en assaisonnant le tout de sel, de thym et de basilic. J'ai remplacé les poivrons verts par des poivrons de couleur, mais j'ai suivi toutes les autres indications. À la fin, on amalgame les carottes et les oignons au reste des ingrédients.

  

Danièle Starenkyj suggère d'accompagner la jamhah de millet ou de riz. Le millet m'ennuie profondément en général (les suggestions de plats sont les bienvenues). Pour ce qui est du riz, il s'est plus souvent retrouvé dans mon assiette que les pâtes alimentaires cet été, ce que je trouve déprimant. J'ai donc organisé mon assiette autrement, d'une façon qui n'a sans doute absolument rien d'arménien. 

Lénairgumhènn a publié un billet sur une crêpe à la farine de pois chiches la semaine dernière. Ça faisait longtemps que j'en avais mangé et comme j'avais de la farine de pois chiches à portée de main, j'en ai fait. J'ai jeté mon dévolu sur les chillas de World Vegan Feast. C'est une bonne recette facile à réaliser. J'y ai ajouté de l'origan et de la coriandre moulue. Et comme Bryanna Clark Grogan, l'auteure de World Vegan Feast, indique que toutes les variantes de l'omelette vont bien avec les pommes de terre, j'ai farci les chillas de purée parfumée au persil et à la marjolaine. La purée permet de garder les chillas bien fermées. Le résultat était parfaitement délicieux. La jamhah faisait à la fois office de garniture et de sauce et je n'ai pas pu faire autrement que de prendre une deuxième assiette. C'est à refaire!

Un morceau d'anthologie

Danièle Starenkyj propose aussi de servir la jamhah en tartinade. J'ai testé et c'est très bon également. Ça rappelle la ratatouille.

lundi 8 septembre 2014

Gâteau renversé aux ananas

G comme dans gâteau! Miam!

L'année 2014 sera entre autres synonyme d'ananas pour moi. Je pense que je n'en ai jamais mangé autant. Avec mes ananas frais (et bio), j'ai notamment préparé le gâteau renversé aux ananas (Pineapple Upside-Down Cake) d'Isa Does It, le dernier-né d'Isa Chandra Moskowitz.

J'aurais pu davantage soigner la déco, n'est-ce pas?

Le gâteau est excellent et je le referai avec plaisir, mais je corrigerai deux de mes erreurs. Première erreur : utiliser le bon moule; j'ai pris deux petits moules et j'ai manqué de place. Deuxième erreur : couper de fines tranches d'ananas; mes tranches étaient trop épaisses et manquaient de moelleux après la cuisson.

J'ai aussi remplacé les cerises au marasquin par des griottes.

dimanche 7 septembre 2014

Feijoada aux portobellos

J'ai sauté la lettre E. Voici la lettre F comme dans feiojada, même si ce terme n'est pas français...

Dans Viva Vegan, Terry Hope Romero propose des plats typiques des quatre coins de l'Amérique latine. Je peux ainsi me replonger dans mes voyages, rêver à de futurs périples ou goûter à des plats qui m'étaient interdits lorsque j'étais à l'étranger, car je vois mal comment je pourrais avoir envie de manger un plat typique qui contient des morceaux d'animaux.

  

La feijoada est en quelque sorte le plat national du Brésil. C'est un ragoût à base de haricots noirs qu'on trouve un peu partout, dans les petits restos comme dans les nombreux buffets. Le hic, c'est qu'il contient traditionnellement des cochons et des vaches. La plupart du temps, je ne pouvais donc pas en manger au Brésil, mais les rares fois où c'était végétalien, j'en mangeais de bonnes quantités parce que c'était délicieux, mais aussi parce que j'avais besoin de faire le plein de protéines!

La feijoada aux portobellos (Portobello Feijoada) de Viva Vegan n'a rien à envier à l'originale, bien au contraire. Les haricots noirs, les lanières de champignons portobellos et les gros morceaux de protéines végétales texturisées — c'est rare qu'on en demande dans les recettes de nos jours — sont parfaits dans le ragoût et apportent chacun une texture et un goût particulier.

Un champignon qui colle une TVP

Modifications. J'ai utilisé du bouillon de légumes (et non pas du vin), j'ai divisé la quantité d'ail en deux pour mon copain et j'ai remplacé les piments rouges broyés par un soupçon de cayenne.

Terry demande de faire cuire les haricots dans 5 tasses d'eau, mais c'était insuffisant pour moi, même en couvrant le chaudron. Après un peu moins de deux heures de cuisson, mes haricots étaient amplement cuits. Ils étaient déjà un peu en bouillie, en purée, alors je n'ai pas eu besoin de mettre deux tasses de haricots et de bouillon (quel bouillon?) au mélangeur tel qu'indiqué au point 3 de la recette. Par ailleurs, j'aimerais essayer la feijoada en mettant moins d'huile pour que ce soit plus santé.

J'ai servi avec du riz à l'oignon blanc et au navet japonais (pas l'idée du siècle pour donner de la couleur à son riz!), le chou vert frisé brésilien déchiqueté et braisé de Viva Vegan et quelques tranches d'une tomate noire de Crimée

Verdict. Cette feijoada est spectaculaire et encore meilleure le jour suivant. Tout est absolument succulent, tant les champignons que le bouillon ou les oignons (il y en a une livre). Le lendemain matin, je vous le jure, pendant que mon pain se faisait dorer la couenne au grille-pain, j'ai pris une grosse cuillérée de ragoût au frigo. Et c'était phénoménal. Vous l'aurez compris : la feijoada aux portobellos de Viva Vegan est un coup de cœur.

Vous trouverez la recette ici (en anglais).

vendredi 5 septembre 2014

Brésil : Déjeuner à l'hôtel

J'interromps ma thématique du Mois Végane pour faire place à une chronique des Vendredis au Brésil.

Au Brésil, la plupart des chambres d'hôtel du pays incluent le déjeuner. C'est sans doute une bonne affaire pour ceux qui mangent des animaux, mais comme je n'en mange plus, je ne sautais pas de joie à l'idée de déjeuner gratuitement. En tant que végétalienne, il y avait peu de choses pour moi : aucun lait végétal, aucune bonne source de protéines, aucun beurre de noix, etc. Cela dit, je trouvais toujours quelque chose pour me remplir la panse, même si ce n'était pas l'idéal. Voici un échantillon de mes déjeuners.

Rio do Janeiro

  Une pièce commune de l'auberge

C'est à l'auberge de jeunesse El Misti Botafogo que j'ai le plus souvent mangé mon premier repas de la journée en sol brésilien; hélas, c'est aussi là que le déjeuner était le moins intéressant.

  

Ici, des granolas et du jus d'orange artificiel pour me faire un semblant de bol de céréales. J'espère qu'il n'y avait pas de miel dans les granolas.

  

Ce matin-là, petit pain mou (il ne restait plus de confiture), melon d'eau (il restait quelques morceaux de fruits) et café noir. Je devais faire taire la petite voix qui se demandait si les autres voyageurs utilisaient la pince à fromage ou la pince à charcuterie pour mettre des fruits dans leur assiette.

Après quelques jours avec des déjeuners semblables, je suis allée au centre commercial près de l'auberge et j'ai réussi à mettre la main sur un pain intégral aux grains germés que j'ai gardé au réfrigérateur sans me faire voler (c'était au même endroit que le fameux sandwich). C'était comme du bonbon pour moi tellement ça faisait du bien. Je l'ai économisé!

Le dernier matin à cette auberge était toutefois excellent. Le cuisinier avait préparé des boules à la pizza, un peu comme des trous de beigne, mais avec des épices à pizza. C'était végétalien. Les boules étaient si bonnes que ça me donne presque envie de lui pardonner les autres déjeuners.

Bonito, Mato Grosso do Sul
Bonito Hostel (membre de Hostelling International)

  

J'ai beaucoup aimé cette auberge de jeunesse qui, à elle seule, avait plus de charme que le reste de la ville de Bonito. Il y avait même une piscine, que j'ai beaucoup appréciée pour me rafraîchir dans cette petite bourgade où on fond à tout moment du jour et de la nuit. Le hic : il fallait marcher 30 minutes à bon pas pour arriver au centre de la ville où se trouvaient les restaurants.

  

Fruits, café noir, confiture de goyave et tout au fond, la fin du bon pain intégral aux grains germés que j'ai trimbalé depuis Rio. Il était bon jusqu'à la dernière miette.

   

Un autre matin. Des fruits, du jus, un café et un petit pain. Le pain était de meilleure qualité qu'à Rio, mais je lui trouvais un goût spécial. Il était peut-être cuit ailleurs que dans un four électrique, car il avait un goût fumé qui inquiétait mes papilles et ma conscience.

Lençois, Bahia
Hostel Chapada (membre de Hostelling International)


Cuisine et aire de détente pour les voyageurs

Les auberges de jeunesse membres de Hostelling International ont une excellente réputation, non sans raison. C'est ici que je vous recommande de séjourner si vous allez à Lençois dans l'État de Bahia. Il n'y a pas de piscine, ni même de climatisation, mais il y a une belle cour intérieure, plusieurs pièces de détente, une cuisine. de l'eau filtrée, etc.

  

Les déjeuners étaient pas mal. Il y avait des plantains frits!!! Sinon, un autre sempiternel petit pain, des fruits frais. Mais ce n'est pas tout!

  

Il y avait des graines de lin (si si) et des flocons d'avoine que les gens pouvaient ajouter à du yaourt de vache. Je me suis donc fait un bol de flocons d'avoine avec une pelletée de graines de lin. Faute de lait végétal, j'ai versé du jus frais maison (sacrilège) pour le manger.

Le lendemain, avec du jus qui a presque la couleur du lait. 



Un autre matin semblable. Je n'ai jamais mangé autant de petits pains du genre pour le déjeuner et j'espère ne plus avoir à le faire. Je mettais toujours une tonne de confiture pour en venir à bout.

Boipeba, Bahia

  

L'établissement le plus chic et le plus cher (mais pas tant que ça) de notre séjour, à cent mètres de la plage. Nous avions plusieurs tables privées à l'extérieur, même un lit. Hélas, l'humidité de l'air et du couvre-lit le rendait peu invitant, sans compter les moustiques. 

  

L'endroit est si chic qu'on nous demande ce qu'on veut pour le déjeuner et qu'on nous l'apporte sur notre terrasse. Le sympathique propriétaire était au courant de mon mode de vie, mais pas de tofu sur l'île, alors on s'en passe. J'y ai quand même très bien déjeuné avec du pain brun maison et de la confiture maison, des plantains frits, des fruits frais, du café noir et un jus de graviola fait maison.

   

J'ai eu droit à un déjeuner semblable le lendemain. Les différences : du jus d'acerola fait maison, de la cannelle sur les plantains (miam) et de la confiture maison aux bananes.


Salvador da Bahia
Hostel Galeria 13

Grande chambre. Nous étions deux.

Une autre auberge que je vous recommande. Elle est située à deux pas du Pelourinho, il y a une piscine, des capirinhas gratuits en début de soirée, mais surtout, deux adorables toutous y vivent.

  

Un déjeuner qui ne m'inspirait pas tant sauf pour le jus frais de goyave-mangue. Mais lorsque ma mère m'a suggéré de mettre les tranches de tomates dans les fameux petits pains pour en faire des sandwichs, j'ai été totalement satisfaite. 

jeudi 4 septembre 2014

Dumplings au seitan, au sésame et au gingembre

D pour dumplings!

Il y a quelque temps, j'ai fait les dumplings au seitan, au sésame et au gingembre (Sesame Ginger Seitan Dumplings) de Vegan Yum Yum, un superbe livre de cuisine qui regorge de recettes savoureuses.

 Les dumplings et leur sauce

C'était ma toute première expérience avec des dumplings maison. L'adage voulant que ce soit en forgeant qu'on devienne forgeron est tout à fait pertinent dans ma situation. Ce n'était pas du joli. Voyez-vous, mes dumplings ne voulaient pas rester fermés et la farce ne cessait de s'échapper. C'était avant que je lise les précieux conseils de Jessica : il faut enlever les poches d'air avant de tenter de sceller les dumplings!



Modifications. J'ai remplacé une partie du chou napa par des carottes... et du chou rouge. C'est pourquoi mes dumplings sont mauves. J'ai aussi ajouté du beurre d'arachides à la sauce, qui n'était pas vraiment dans mes cordes.

Salade, sauce et dumplings

Verdict. Mon copain a trouvé que les dumplings étaient super; pour ma part, je les ai trouvés bons, mais sans plus. Je préfère nettement utiliser la pâte à dumplings pour faire les won ton du même livre.

Des dumplings congelés, voilà qui est pratique! J'ai choisi les mieux réussis.